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Villiers Sur Marne : Histoire Et Patrimoine

Publié le 15/10/2021

Histoire et Patrimoine

Le patrimoine

Villiers, semble-t-il, tire son nom de la période gallo-romaine.
Au Ve siècle, Villar , désignant une partie de la villa romaine, donna la dénomination Villiers.

Jusqu’au XIIIe siècle, notre commune portera les noms de Villaricum, tel que retranscrit dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés à partir d’un acte datant de 1024, VillareVillarisVillarium. Les études étymologiques plaident également pour la dénomination Villare ad Matronum (la Marne).

C’est à la fin du XIVe siècle que les Budé, originaires de Bourgogne ou de Champagne, vinrent s’installer à Villiers. Une maison fortifiée entourée de fossés, où la population pouvait se réfugier, fut construite sous Dreux Ier Budé.

Issu de cette famille, Guillaume Budé sera à l’origine de la création du Collège de France, sous François Ier. En 1946, la municipalité d’André Rouy adoptera les armoiries des Budé comme blason de la cité. Paul Poisson de Bourvalais, Marie-Anne de Bourdon, fille légitime de Louis XIV et de Louise de La Vallière, veuve du prince de Conti, la duchesse de Levis se partageront le domaine au cours du XVIIIe siècle.

Trois châteaux, aujourd’hui disparus, s’élevaient sur le territoire de la commune :

Le château du Désert avec son cèdre, propriété de Trudaine, fondateur de l’école des Ingénieurs des Ponts et Chaussées ; celui de Plessis-la-Lande , où vécut l’un des lieutenants de Napoléon Ier, le Maréchal Mortier, Duc de Trévise et le château Moderne. Le domaine du Bois-de-Gaumont, sans château, sera loti au début de ce siècle. À deux reprises, en 1814 et en 1815, le village sera occupé par les Russes et les Prussiens.

Une ville tournée vers l’avenir

Jusqu’au tout début du XIXe siècle, la population (671 habitants en 1806) était concentrée dans les habitations bordant l’axe majeur Est-Ouest de Villiers-sur-Marne, soit la rue de l’Etre, désormais dénommée rue du Général-de-Gaulle.

Au-delà de ces maisons s’étendent terres labourables, prés et terres à vigne. Ces dernières témoignent d’une vraie tradition, perpétuée par de nombreuses générations de vignerons qui ont contribué à l’élargissement du vignoble villiérain. Cette référence historique au vignoble se retrouve par ailleurs dans les armoiries de la ville, puisque trois grappes de raisin ornent l’écu.

En 1806, plus de la moitié de l’activité porte sur le vignoble de Villiers, qui couvre encore à cette époque 40 ha. Les terres à vigne se verront progressivement reconditionnées en terres labourables ou terres plantées. De plus, l’ouverture de la station de chemin de fer sur la ligne Paris-Bâle, en 1857, allait accroître l’activité de la commune, conduisant à la disparition progressive de la vigne.

Le petit village va s’agrandir et les constructions vont ainsi s’édifier notamment en direction de la gare. La transformation de grands domaines en lotissements s’accélère dans la première moitié du XXe siècle. L’activité maraîchère et fruitière constituait l’essentiel de cette bourgade aux accents résidentiels jusqu’aux années 1950.

Au cours des années 1960, près de 2 700 logements vont être construits pour répondre aux actions de rénovation de la Ville de Paris. À partir des années 1970, le développement de l’Est parisien s’est amplifié, en particulier avec la création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. L’urbanisation récente a porté la population villiéraine à plus de 27 000 habitants à ce jour.

Résolument tournée vers l’avenir, Villiers se prépare à accueillir le Métro du Grand Paris Express, une nouvelle gare RER et un développement économique sans précédent sur le site de la ZAC “Marne Europe”.

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